Adolescent, j’avais vu sur un plateau télé, un “talk-show” banal, un chanteur des année 70 qui s’appelait Donovan. Il a dit quelque chose que je n’ai jamais oublié et que je n’oublierai jamais: “Il faut partir, quitter son contexte, pour se trouver soi même”. Je ne savais même ce que pouvais signifier “se trouver” et pourtant c’est lui qui m’a fais comprendre pour la première fois que je devais voyager


epilogue

Voilà maintenant quelque mois que je suis rentré de mon périple. Que de joie cela a été. C’est une promesse d’enfant que j’ai tenue. L’apogé de ce périple a été les 6 semaines passée à Mofina. Je ne vous les ai pas conté jusqu’ici. Je gardais jalousement ces impressions. J’avais aussi peur de les altérées en essayant de les traduire en mots.

La vérité est que je n’arrive pas a tournée la page et que le feux ardent avec lequel je suis revenu s’estompe. Il est temps de ravivé les flamme:

Pourquoi suis-je rentré?

-Mon premier passage à Mofina n’a durée que deux jours. Durant ce week-end j’ai eu le temps de comprendre que le voyage s’ s’achèverait dans ce village. Nico le frère d’une amie qui est instit dans ce village m’a accueilli là bas et introduit au sein de cette communoté bushinengué (descendant d’esclaves ayant fui les plantations), et plus précisément la tribu des N’djuka. Je logeais sur la terrasse de sa maison un peu en retrait du village à la lisière de la forêt. Financièrement je commençais à être cours. Calcul du budget effectué, art de vivre trouvé, autorisation de me faire un abri en forêt accordé par Big Haï… je n’avais plus qu’à retourné à St Laurent (6heures de pirogues) et à préparer du mon fret. J’ai laché 300 euros dans l’achat de nourirture (boite de conserve, riz, pates, et compagnie) et dans du matériel pour l’abri (cordes, clou, haches, bougies, lampes tempête, gants de travail…). En deux jours c’était fait. Le troisième, je repartais pour Mofina.

-Alors une fois de retour, au fils des jours j’ai entrepris mon chantier. Première étape: défriché l’abatis de Big Haï à 1Km du village dans la forêt. C’était une proposition de Big Haï (que je présenterai plus présicément plus tard) en échange de quoi il voulait bien que je fasse un abri dans ce coin. J’ai sué!!! La je me suis fait attaqué par un essain de guêpes auprès duquel j’avais malencontreusemnt mis un cou de machette. Et oui, pas de faux ni de faucille. Ici, le défrichage ce fait à la machette. C’est plutôt productif une fois que le coup de main est pris. J’avais fait l’erreur aussi de laissé mon chapeau sur le sol… En le ramassant un sursaut de prudence m’a rappelé qu’il fallait toujours regardé où on met ces mains et ces pieds dans la jungle. donc je vérifie le chapeau et découvre un scorpion pince fine (les plus dangereux!!!) posé dessus. Bref, je précise ça pour dire le travail que cela a été un labeur, qui reste le quotidien pour la pluspart des Djuka.

Une fois suffisamment déblayé, j’ai recherché les arbres idéaux pouvant supporter l’ abri en hauteur que je voulais construire. J’ai construit rapidement un premier abri, a base d’arbre que j’abatais à la machette. Nico m’avais prêter une magnifique grande bache pour le toit. J’y ai dormis pendant presque une semaine. Travaillant sur place la journée, rentrant au village pour mangé et discuté et rentrant parfois tard le soir dans le noir et dans ma sollitude avec une lampe tempête et une lampe torche pour retrouvé mon chemin dans une jungle où même en plein jours on risque se perdre en dix mètres… Le sang froid n’était pas inutile!

Et puis il y a eu des inondations! La saisons des pluies a commencé bien plus tôt que prévue. j’avais normalement trois semaines pour faire mon abri, baliser le sentier, installé un feux, faire marcher mes nasses à poissons et mes trappes, mais je n’en ai eu qu’une. Et là, le niveau d’eau sous ma cabane a commencé a dépasser les 1 mètres. La dernière nuit passé en forêt a amené pas mal de réflexion. Un fracas énorme m’a réveillé… Un arbre gigantesque s’était déraciné non loin de là. le sol peu profond dans les forêts tropicales et surtout gorgé d’eau à cause des innondation, n’avait pas retenue le monuments vertigineux que devait être cet arbre. En rentrant au village, tous avaient entendu aussi sa chute. Un des autre instit’ (Martin) me fit part de l’inquiétude qu’il a eu à mon égard. Je commençait à me dire que mon envie de passer le plus de temps possible dans la forêt allait devoir être bridé. Je crois que j’avais pas mal de choses a me prouver et surtout à prouvé à tous. Quelque chose de l’ordre de “On peut vivre autrement, plus simplement, loin de tous ce brouha de société de consomation à la con qui ne fait qu’épuiser les gens et les transformer en outils de travail. Ces gens qui pour seul consolation se disent qu’il peuvent acheter leur confort, et des meubles ikea et que cela en vaux la peine”. Moi, je voulais construire mon confort. Travailler dur, directement pour moi et en faire profiter mes proches, et a apprécier chaque bouchée de pain, chaque morceaux de poisson, chaque moment de pleinitude dans mon hamac en sachant que cétait le fruit de mon travail et d’une recherche harmonie avec se qui m’entourait. C’était la quête de liberté et le rejet de tout les maux de notre société par un retour à une harmonie avec la nature, que l’homme moderne déraisonné à perdu.

Et puis, plus personellement, je crois que je voulait me sentir grand. J’ai mis mon courage à rude épreuve et il a été sans faille. Je me suis senti tellement fort en osant m’aventurer dans un environnement inconnu pour moi et reputé dangereux. Je me suis senti comme un être de volonté pure. Armé de ma machette, j’aurais pu allé très loin. Ce n’est pas l’idée de ne pas revenir qui m’a fait peur. Quelle belle mort que de mourir en faisant ce qu’on aime, en s’accomplissant. Non, ce qui m’a fait douté, c’est l’idée de me tromper. Et si tous les risques que je prenais là était vain? Si j’ai tant respect pour la vie, pourquoi mettre la mienne déliberément en danger.

J’ai alors, commencé à mettre de l’eau dans mon vin. Avec l’accords de Nico, je resterai dormir sur sa terrasse et la journée j’irais en forêt pour attaquer la construction d’un abri, plus grand, plus haut (en cas de nouvelles innondations) dés que le niveau d’eau descendrait. En fait, j’ai passé de plus en plus de temps dans le village prenant malgrés tout quotidiennement ma dose de forêt. J’aimé ça. Je me souviens des parties de foot sur le terrain détremper de Mofina, des parties de pêches avec le bateau des instit équipé d’un moteur Yamaha 75cc, des bami et nassi préparé par Nolda, des bières de Parbo, des partie de consoles chez Nico avec les enfant du villages, des bon repas entre instit. J’ouvrais progressivement les yeux sur la culture N’dujka et commençait à parler leur langue (mélange de dialecte afrcain, de hollandais, d’anglais et parfois de portuguais il me semble). Leur langue est d’ailleur très musicale. J’ai réappris là-bas à dire bonjour en chantant, en souhaitant véritablement à la personne à qui je le disait de passer une bonne journée. Au revoir… j’espère te revoir bientôt en tout qu’à la prochaine fois ce sera avec plaisir. Merci… s’il te plaît…

Mon voyage a été très riche en rebondissement et enrichissement. Je l’ai vécu à 300%. Je crois que toute mes lectures, mes recherches…mes prises de tête n’étaient pas dans le bon sens mais pas si inutile que cela. Elles m’ont données des pistes pour mieux comprendre la route que je prenais, lire mes envies, éviter certaines tentations mais surtout certaine peurs.
Je suis allé assé loin dans mon trip. Mais la plus belle partis du voyage à finalement été durant mes six semaines à Mofina. Un petit village coincé entre le fleuve et la forêt. Loin de tenter la vie en solitaire, j’y ai réappris à vivre avec les gens et j’ai soigner cette aigreur qui m’empêchais d’évoluer. J’ai aussi passé beaucoup de temps en forêt où j’ai développé une attention intense pour éviter les pièges qui s’y trouve (branche d’arbre qui tombe, scorpion, serpent, blessure à la machette, jaguar, la peur). C’était une drogue dure. Un état de vigilance que j’avais rarement atteints. Il y eu d’ innombrables conversations qui m’ont beaucoup apporté, mais la forêt…c’est la forêt.

Mais bon, je crois que c’est en France que je veux construire ma vie. Proche de ma famille et mes amis.
 Si je m’adapte bien dans la jungle( par ce que je sais faire partis de la nature et que j’en respecte les lois) j’ai aussi compris que je fais partis d’un système et que je dois l’accepter aussi. Après la jungle…la jungle urbaine. Pas les même armes mais les même principes. Voilà mon nouveau challenge.


nouvelle adresse mail

Il y a que Gmail qui passe bien à Mofina. Pas de blog et pas de hotmail.

Alors voici une adresse ou je serais plus facilement joignable:

jerem35973@gmail.com


Un voyage dans le voyage…

Bonjour à tous!

De retour à st Laurent, juste le temps de faire du “fret”. Je suis resté trois jours à Mofina acceuilli par le frère de la copine d’un pote qui est instit dans ce village.

Là bas j’ai pas mal réfléchi sur la suite du voyage (travailler infirmier, trouver petit job, rentrer plus tôt…oui j’ai épluché toute les options). La meilleur décision à prendre était de rester sur place!!! 2 mois!!!

Certe je peux travailler en ville et découvrir, par le biais du travail, d’autre choses. Mais à quoi bon travailler pour de l’argent! A Mofina je vais pouvoir travailler pour construire ma maison (enfin peut-être plutôt cabane!), travailler pour me nourir ( possibilité: d’aller avec certain à la pêche, de faire du couac (semoule de manioc), poser des collets, cueuillir des fruits, faire mon pain)…. Là-bas, le travail est directement récompensé. J’ai le sentiment qu’on y a plus ce que l’on mérite. Bref je vais voir. En plus, c’est toute la culture du fleuve que je vais pouvoir découvrir. Je suis dans un village bushinengué et plus précisement, de Djuka. Je vais aussi apprendre une autre langue…c’est en France mais le français est très, très, très loin d’être la langue “officielle”.

Je me suis donc fais le pari de m’acheter 350euros de marchandise (75mètres de corde,3kg de clous, peut-être 100euros de boites de conserves et de légumineuses, farine, sel…). Je ne suis pas trop joueur. J’ai bien calculé avant de miser.

De toute façon, je crois qu’il faut que je passe par là. Je tiens tellemnt en respect les ermites, les sioux, les cheyennes, les pigmés, les massaï, les aborigènes d’australie, les inuits, les mongols…. Qu’il faut que je goute par moi-même (et non par des bouquins ou la télé) à cette harmonie avec la nature. 2 mois, ça me paraît pas mal.

Voilà, à très bientôt!!!


Point fleuve:

Je termine la semaine à St Laurent. Mon dernier vaccin contre la rage ayant été fait hier, je suis maintenant libre comme l’air. Donc, direction Mofina, en pirogue de fret. C’est un petit village amérindien au Nord de Grand-Santi. Là-bas, “le frère de la copine d’un pote” peut m’accueillir. Il y est instit. Je sens que de bonnes choses m’attendent là-bas.

Il faut que je prévoie pas mal de bouffe et un peu de tabac. Je ne pense pas que les commerces soient bon marché là-bas. Enfin, ce sera aussi l’occasion de gouter un peu plus de gibier, de poisson…et de moins fumer!

Ensuite, il faut que je me réserve un billet d’avion pour partir vers Saül. Un site au coeur de la Guyane, dans la forêt primaire, où l’éco-tourisme est plutôt développé. ça veut dire, quelques guides, pas mal de layon où l’on peu s’engager seul, des carbets et mère nature!

Enfin , chaque découvertes en son temps. “Ksé ne da gué” comme dit Yedli (“On verra”)


Point orthographe:

Bon, c’est quand même terrible. J’ai relus quelques articles ces derniers jours… J’espère que la lecture n’est pas trop freiné par les fautes de frappe et d’orthographe. Je vous rassure. Je pense que je peux en corriger seul à peu près 95%. Je ne prends pas le temps de me relire et manque très certainement d’automatisme.

ça me refait penser à Mme Pocreau, ma prof de français en 1ère. Nous avions une fable à écrire chez nous. J’ai passé un week-end entier dessus. A la fin, tout y était: Morale, rimes, alexandrins. Fier de mon travail je la recopie au propre en vitesse par ce que fatigué quand même. Attachant toujours plus d’importance au fond qu’à la forme, je ne me suis même pas relus. Résultat: “Ton travail méritait plus de 16/20 mais je t’ai mis 8 à cause de toutes tes fautes d’orthographes” et “L’orthographe est une discipline de l’esprit, je veux que tu t’en souvienne toute ta vie.”.

Je ment sous vie un, mes jeu née pô ancort vrêman m’y en pratik!!


A la rencontre des amérindiens  kalina :

Après un peu de stop, quelque rencontrent et au final, une demi journée pour faire 62km, je suis arrivé dans la commune de Awala-Yalimapo, en bord de mer au niveau de l’estuaire du Maroni. En fait,  elle regroupe les deux villages de Awala et Yalimapo. Un maire, mais deux chefs coutumiers !

Bien que prévenu de la situation de la population amérindienne (le cul entre deux chaises : notre société de consommation et leurs traditions). J’ai été un peu partagé par quelques questions sur le devenir de cette communauté comme bien d’autre dans le monde.

Arrivé sur place, les gens qui gèrent  le carbet sont à la sieste. Je décide d’en faire de même. J’installe le hamac entre deux arbre et hop : farniente bercé par le doux vent de la mer. Je me réveille et deux gars du coin m’invitent à l’heure table. Yedli et son ami sourd muet. Ils m’impressionnent d’abord. Yedli est habillé en treillis et la machette est posée sur la table ! Mais ils sont souriants et je sens rapidement leur curiosité grandir sur  mon voyage. Yedli parle avec un fort accent et pas très bien français. Je ne le comprend pas toujours mieux que son ami sourd muet qui sait ce faire comprendre en mimant . Je leur explique que je veux découvrir Yalimapo et ses habitants. Je leur demandent deux trois tuyaux pour les carbets et j’apprends qu’il y en a un sur la plage bien moins onéreux que celui auquel je pensais. Par contre Yedli me dis que je peux dormir chez lui si je lui paye des bières . J’ai refusé poliment, disant que je voulais bien lui donner un coups de mains s’il a du boulot mais que payer des bières n’était pas forcément lui rendre service. Bonne morale non?

Mais en fait, Il a ris, de la façon la plus spontanée que l’on puisse imaginé. Il se moquait un peu de ma réponse. Je comprends seulement maintenant que c’est lui qui voulait me rendre service au départ et que dans ma mentalité occidentale je me suis immédiatement senti redevable et je me suis permis de vouloir lui rendre service.”Il a une idée derrière la tête”, “On me donne ça, je donne ça”,”rien n’est gratuit”…Peut-être que cela ne voulait rien dire pour lui. Quel culot devait-il se dire. Les bières n’étaient qu’une invitation à refaire le monde ou vivre l’instant.

 Au fil du Week-end j’ai vu que ça « sirotait » pas mal ici. C’est ce que je craignais. Le lendemain matin deux jeunes de mon âge viennent me voir au carbet. Ils me prenaient pour un autre voyageur de passage présent il y a quelque temps. Mais on a commencé à bien discuter.  Ils me disent d’abord que c’est le paradis ici, qu’ils font ce qu’ils veulent, que c’est chez eux, que c’est tranquille. C’était en fait une réponse avec beaucoup de pudeur…petit à petit, en faisant connaissance ils ont commencé à évoqué un  malaise dans leur communauté. Ils n’ont rien à faire, « c’est mort », « personne ne bougent sont cul », « nous ont a plein d’idées, mais personnes ne veux suivre ». Ils voudraient construire une tribune pour les jours de match de foot, se faire un abatis sur un bout de forêt du village qui n’est à personne, ils pensent qu’ils pourraient faire des carbets 10fois mieux que celui où je dors.

Je leur demande pour leur traditions… « Tu parle les cérémonies…y biberonnent tous et ils chantent comme des vieux soulards pour appeler les esprits»…

En arrivant sur place, j’avais demandé s’il n’y avait pas trop de soucis dans le coin. Il m’ont dit “Non, non, il n’y a pas de problème. Personne ne vole ici. Enfin, il y a juste deux jeunes…(elle fait la moue, baisse la tête de façon désolé)…Il ont oublié les règles”. En fait, ce sont ces jeunes avec qui j’ai passé le plus de temps durant le week-end. Ils ont 22 et 23 ans et voient les danger de l’alcool pour leur communauté. En cela ils sont rebelles. Ils ne participent pas ou peu aux fêtes. Et au lieux de boire ils fument le “kali”.

Tard dans la soirée du samedi, on en est venu a parler des esprits. En fait, c’est moi qui attendaient l’occasion mais ce sont eux qui m’ont demandé: “Tu n’as pas peur des esprits là sur la plage”. Je leur dit que j’ai appris à donter mes peurs dans ma forêt chez moi en France. Ils me disent qu’ils ne pourraient pas. Surtout pas en plein courant d’air comme je le fais. Très mauvais. Peur ou pas, il faut faire attention. La nuit suivante, j’ai fait plus attention. La lune était claire et les ombres mouvantes de la végétation ont nourrit ma vigilance un moment avant que je ne m’endorme en me rappelant que “j’ai appris à donter mes peurs”…

Ils m’ont parlé d’autre choses “étranges”. Un jours où ils avaient “bien fumé le kali” sur la plage, ils décident de rentrer mes l’un deux voit son père qui arrive en face. Ne voulant pas être vu dans cet état ils sont partis par une autre voie en courant aussi vite que possible. Et là, il y en a un qui à un peu déliré. Il racontait ça beaucoup mieux que je ne vais le faire: Il s’est retrouvé sans s’en rendre compte en pleine forêt à courir sur un layon. Au loin, quelqu’un l’appelait et l’encourageait à venir vers lui. Au moment où il l’a atteint, il s’est retrouvé de nouveau sur la plage. L’espace de quelque seconde, il a fait une sorte de “trans”. Il croyais courir en forêt, mais il était toujours sur la plage. Il me dit en avoir parlé à un cousin du suriname. Ce cousin est un rasta, il lui a dit que c’est Jah ou Hailé Sélassié (Ex d’état de l’Ethiopie devenu un messie à l’origine du culte rasta…pour faire très cours). En fait ils sont très sensible à ce qui les entourent et cherchent, me semble t’il, une certaines harmonie. Le mot méditation n’est pas anodin pour eux.

C’est un peu tous ça que je voulais voir. C’est un peu rapide et superficiel, mais malgré les contraintes de la vie moderne…Au fond d’eux même, ils ont gardé une façon de pensée. Mais comme me l’avait déjà dit Antonio (cf article “dans l’avion”), ce n’est pas une façon de pensée…”c’est comme ça c’est tout”.

Donc a priori, a Yalimapo, il y a la plage et puis c’est tout. D’ailleur, souvent j’ai recroisé Yedli durant le W-E, à chaque fois, il me disait; “Tu as vu, c’est ça…Yalimapo” en me montrant autour de nous.

J’hésite encore à dire s’il voulait me montrer qu’il n’y a rien à faire et que j’étais venu pour ne rien voir de bien intéressant, ou bien s’il voulait me montrer quelque chose qui ne se voit pas, mais qui se ressent… Tranquillité, paix?

Pourtant, la consomation d’alcool m’a vraiment interpellée. Même le lundi matin, à 10h, une quinzaine d’hommes étaient regroupés à l’ombre du seul commerce du coin, à boire cul sec du rhum. Est-ce leur nouvelles façon d’invoquer les esprits, d’être en harmonie, ou de se défoncer la tête pour oublié qu’ils sont piégé par le système… J’ai ma petite idée, mais je ne suis pas resté suffisamment longtemps pour la développer.

Hey, sinon, je vous rassure, je ne suis pas en train de faire un délire mystique. J’écoute, j’apprends et je partage.


Point route: je reprends un peu la route…

Bon, pas encore pris beaucoup de photo ces derniers jours. Pour 2 raisons: la saisons des pluies est en pleine action et quand je sors le soir, je le laisse au carbet…mieux vaut circuler léger. Mais je pourrai en mettre plus-tard si je revois Camille, Orianne et Teny (les étudiantes sage-femmes) avec qui j’ai bougé à la crique Chilibongo ou en soirée.

Je pars vers Mana et Awala-yalimapo demain matin à la première heure (mettre toute les chances de son coté pour le stop). Objectif: rencontrer les amérindiens. Pourquoi pas discuter avec le chef du village…comprendre l’histoire de son peuple, ses problèmes. Et j’avoue que si je pouvais enfin entendre un conte ou une légende, j’apprécierai. La tradition et les croyances sont très présentes parait-il, mais je n’arrive pas à m’en approcher concrètement. C’est là, mais c’est inssaisissable…shaman, sorcier, vaudou… où êtes vous?


La Guyane, St Laurent du Maroni…et ses habitants

Tout ça est un peu exaustif et il y a quelque raccoursis mais je voulais depuis longtemps vous faire un topo sur ce fourmillement de nations et de cultures, car parfois, je me sens plus en Afrique, voir en Asie,  qu’amérique du Sud. En tout cas, je me sens très rarement en France… C’est la Guyanne, c’est tout:

Bushi-Nengué:

Les Boschs sont une des composantes du peuple Bushi-Nengué (hommes des bois); ce dernier regroupe l’ensemble des peuples descendants d’esclaves (marrons) emmenés au Suriname pour travailler dans les plantations. Dès le XVIIe siècle, ils prennent la fuite et négocient très tôt les conditions de leur liberté. Certains restent au Suriname mais viennent en Guyane pour travailler en tant que piroguiers pour les orpailleurs, principalement les Saramacas, réputés pour leur technique de conduite de pirogues sur les fleuves Oyapock et Approuague, sans moteur à l’époque. D’autres, chassés par les autres Bushinengués, se réfugient en Guyane, ce sont les Alukus (ou Bonis), qui se trouvent essentiellement dans la région de Papaïchton - Maripasoula. Vivants dans la forêt, ils ont reconstitué une culture propre, issue de leurs diverses origines ethniques africaines. Ils se sont adaptés à la vie amazonienne en partie grâce aux Amérindiens avec qui ils ont eu des contacts rapprochés.

Leur langue est une base de portugais pour les Saramaca et les Matawaï, et d’anglais pour la langue des Aluku, des Ndjuka et des Paramaka qui s’est créolisée et a reçu les apports de langues amérindiennes et européennes. Si les Alukus sont français et vivent quasiment tous en Guyane depuis longtemps, les Saramacas sont aussi présents en Guyane depuis de très nombreuses années, mais la très grande majorité d’entre eux se trouve encore au Suriname. En Guyane, ils sont surtout sur la bande littorale, jusqu’à la frontière brésilienne. Quant aux N’Djukas, certains se sont installés très tôt le long du Maroni, fleuve frontière avec le Suriname, dans la région de Grand-Santi. Beaucoup ont traversé la frontière lors de la guerre civile qui secoua le Suriname dans les années 1980.

Les européens: un épisode de la colonisation de la Guyane

En 1762, les Jésuites sont expulsés de la Guyane sur ordre de Louis XV. : L’expulsion des Jésuites (ordonnance royale de Louis XV) précède l’implantation en Guyane par la volonté du ministre français Choiseul d’une nouvelle colonie de peuplement, des milliers de personnes sont envoyées de France pour accélérer de manière décisive la colonisation des terres. Cette politique volontariste échoue car rien n’a été préparé pour les accueillir.

En 1764, une campagne de propagande menée surtout en Alsace et en Lorraine dès 1763 allait précipiter environ 15 000 français dont 12 000 alsaciens et lorrains vers Rochefort pour débarquer à Kourou en pleine période des pluies et dans les marais[12]. Il s’en suivit environ 12 000 morts en un an pour cause de maladies (dysenterie, fièvre jaune, syphilis) et des moustiques (paludisme). L’expédition, menée par Choiseul sera un cuisant échec. Finalement, une soixantaine de familles de survivants se réfugieront sur le petit archipel en face de Kourou, baptisé Îles du Salut pour l’occasion, avant de retourner en France.

Les H’mongs:

Traqués par les armées laotienne et vietnamienne pour avoir aidé les Français pendant la guerre d’Indochine puis les Américains pendant la guerre du Viêt Nam, la France à essayé de faire quelque chose tout en recherchant son intérêt:

arrivés le 6 septembre 1977, représentent environ 2 000 personnes regroupées sur les communes de Roura (village de Cacao) et Mana (village de Javouhey). Ils y ont été installés dans une idée précise : aider à repeupler la Guyane et développer l’agriculture.

Ils deviennent rapidement les cultivateurs guyannais… aussi à grand renfort de pesticide, désherbant et engrais…

Les Chinois et Indiens:

Après 1848, pour pallier l’affranchissement des noirs, qui entraine un manque de main d’œuvre certain, des “coolies” originaires des Indes et de Chine sont recrutés sous contrat à partir de 1853.

Aujourd’hui, les chinois tiennent tout les mini-marchés. De puissantes familles encore au pays chapoterai un peu tout ça.

Les amérindiens:

Au début du siècle, après la ruée vers l’or, la population amérindienne est décimée et se chiffre plus qu’à 1 500 personnes.

Les Amérindiens répartis en six ethnies (les Arawaks et les Palikur qui sont de langue arawakienne, les Kali’na et les Wayana qui sont de langue caribe, les Wayampi et les Emerillons qui sont de langue tupi). Ils représentent entre 6 000 et 9 000 personnes.

Les créoles Guyannais: Les Créoles guyanais (environ 40 % de la population)

Les créoles Martiniquais:

Après l’éruption de la montagne Pelée, le 8 mai 1902, qui a détruit la ville de Saint-Pierre en Martinique et tué 28 000 personnes en quelques minutes, de nombreux Martiniquais se réfugient en Guyane.

Sans papiers:

La population étrangère en situation irrégulière (clandestins) est estimée entre 30 000 et 60 000 personnes, en plus des 230 000 habitants répertoriés. (Brésilien ou surnamiens: trafic de drogue, orpaillage illégal, prostitution…, …)

wikipédia (sources vérifiés avec ce que l’on m’a expliqué et d’autre site)


Voilà! Je me trouve toujours à St Laurent. Pour bosser à l’hôpital, ça va être chaud. Je peux avoir un contrat de un an d’ors et déjà! Par contre, pour un mois ou deux, il n’aiment pas trop. A l’inverse de chez nous, ils n’aiment pas avoir un trop gros turn-over. Ils ont compris que ça destabilise les équipes!!! Eux ils ont compris ça! Bon ce n’est peut-être pas la seule raison. Je parlais de ça avec Frédéric, un gars du coin. Il me disait qu’il y a un syndicat très actif et plutôt indépendantiste ici. Donc, très influant aussi!

Donc moi, si je veux bosser, il faudrais que je m’engage pour une longue période et que je rompe mon contrat quand ça me suffit, mais j’aime pas bien cette façon de faire. J’utiliserai en dernier recours. Rien d’urgent pour l’instant.
En effet, rien d’urgent. C’est vraiment un coup de coeur que j’ai pour cette ville. Il y a un brassage culturelle, une ambiance, une mentalité qui me touche:
Arrivé à St Laurent, je n’osais pas trop sortir après 19h. Quand on arrive dans une ville qu’on ne connaît pas, il faut se laisser le temps de voir un peu comment ça fonctionne. En observant on apprend beaucoup, mais l’idéal c’est de rencontrer un gars qui connaît déjà un peu les codes du coin. On prends 100 fois moins de risque ainsi. Enfin, quand je parle de risque…c’est relatif. Il peut y en avoir mais le plus souvent c’est surtout des mecs qui rentrent en calleçon, totalement détroussé…mais il sont passé dans des endroits où il ne faut pas. Il faut les connaitre.
Et puis, en deux ou trois jours, on arrive à sympatiser avec quelqu’un qui a eu le temps d’observer ou qui a lui aussi rencontrer les bonnes personnes avant. Et là, tu peux te permettre un peux plus de bouger et tu fais d’autre rencontre et ça peux aller de rencontre en rencontre très rapidement. Pour illustrer mes propos, en arrivan au carbet, il y avait Benoît. Il a déjà bien barroudé et là il se pose, il commence une formation. Un soir, on va se boire un verre, et puis  on rencontre 3 étudiantes sage femmes. Le lendemain, on va à l’apéro chez ces filles et on rencontre deux frangins du coin (Frédéric et Julien). Il nous ont tous emmené à “la charbonnière”, c’est LE QUARTIER pour sortir, mais il vaut mieux connaitre. Après, je croyais qu’on rentrait mais on est allé en boite!!! au Manoco!!! Et je suis en train d’expliquer que c’est chouette de rencontrer les personnes qui t’ouvres les porte de la ville, mais là, les deux frangins m’ont carrément ouvert les portes de la boite…explication simple: j’étais en tong et ils ont réussi à me faire rentrer…
Et puis aujourd’hui,j’étais au marché, à manger une soupe grande spéciale (cf pohto). “j’étais tranquille, j’étais pennard” quand un mec viens me voir. Il me salut chaleureusement, en fait il connaissait Julien et frédéric et avait discuté avec nous vendredi dernier. Et là, bas on a discuter pendant deux heures, presque à refaire le monde.
Tous ça pour vous dire que ça va très vite, c’est chaleureux, généreux, simple et jusqu’ici, désintéréssé. J’ai l’impression de découvrir la France il y a 50ans dont ma grand-mère maternelle me parle tant. Tous ça pourtant dans un tableau pas si charmant que ça. Il y a pas mal de misère…

Bref je n’arrive pas à vous dire le bonheur de ce voyage. Par moment, j’ai l’impression de ne rien faire en restant posé aussi longtemps à st Laurent. Pourtant, je ne resterais jamais assé longtemps pour en comprendre toutes les subtilités et y recevoir tous les enseignements que je peux y recevoir. Chaque discution est un livre ouvert qui m’en apprend bien plus sur la Guyane, sur la vie, sur moi-même, qu’avec tout une étagère de bouquins sur le sujet.
“Ouvrir les yeux et les oreilles” Le voyage permet de dégommer pas mal d’oeillères qu’on peut se construirent ou que “les médias”(un bien grand mot je sais) construisent pour nous.

Voilà! Je me trouve toujours à St Laurent. Pour bosser à l’hôpital, ça va être chaud. Je peux avoir un contrat de un an d’ors et déjà! Par contre, pour un mois ou deux, il n’aiment pas trop. A l’inverse de chez nous, ils n’aiment pas avoir un trop gros turn-over. Ils ont compris que ça destabilise les équipes!!! Eux ils ont compris ça! Bon ce n’est peut-être pas la seule raison. Je parlais de ça avec Frédéric, un gars du coin. Il me disait qu’il y a un syndicat très actif et plutôt indépendantiste ici. Donc, très influant aussi!

Donc moi, si je veux bosser, il faudrais que je m’engage pour une longue période et que je rompe mon contrat quand ça me suffit, mais j’aime pas bien cette façon de faire. J’utiliserai en dernier recours. Rien d’urgent pour l’instant.

En effet, rien d’urgent. C’est vraiment un coup de coeur que j’ai pour cette ville. Il y a un brassage culturelle, une ambiance, une mentalité qui me touche:

Arrivé à St Laurent, je n’osais pas trop sortir après 19h. Quand on arrive dans une ville qu’on ne connaît pas, il faut se laisser le temps de voir un peu comment ça fonctionne. En observant on apprend beaucoup, mais l’idéal c’est de rencontrer un gars qui connaît déjà un peu les codes du coin. On prends 100 fois moins de risque ainsi. Enfin, quand je parle de risque…c’est relatif. Il peut y en avoir mais le plus souvent c’est surtout des mecs qui rentrent en calleçon, totalement détroussé…mais il sont passé dans des endroits où il ne faut pas. Il faut les connaitre.

Et puis, en deux ou trois jours, on arrive à sympatiser avec quelqu’un qui a eu le temps d’observer ou qui a lui aussi rencontrer les bonnes personnes avant. Et là, tu peux te permettre un peux plus de bouger et tu fais d’autre rencontre et ça peux aller de rencontre en rencontre très rapidement. Pour illustrer mes propos, en arrivan au carbet, il y avait Benoît. Il a déjà bien barroudé et là il se pose, il commence une formation. Un soir, on va se boire un verre, et puis  on rencontre 3 étudiantes sage femmes. Le lendemain, on va à l’apéro chez ces filles et on rencontre deux frangins du coin (Frédéric et Julien). Il nous ont tous emmené à “la charbonnière”, c’est LE QUARTIER pour sortir, mais il vaut mieux connaitre. Après, je croyais qu’on rentrait mais on est allé en boite!!! au Manoco!!! Et je suis en train d’expliquer que c’est chouette de rencontrer les personnes qui t’ouvres les porte de la ville, mais là, les deux frangins m’ont carrément ouvert les portes de la boite…explication simple: j’étais en tong et ils ont réussi à me faire rentrer…

Et puis aujourd’hui,j’étais au marché, à manger une soupe grande spéciale (cf pohto). “j’étais tranquille, j’étais pennard” quand un mec viens me voir. Il me salut chaleureusement, en fait il connaissait Julien et frédéric et avait discuté avec nous vendredi dernier. Et là, bas on a discuter pendant deux heures, presque à refaire le monde.

Tous ça pour vous dire que ça va très vite, c’est chaleureux, généreux, simple et jusqu’ici, désintéréssé. J’ai l’impression de découvrir la France il y a 50ans dont ma grand-mère maternelle me parle tant. Tous ça pourtant dans un tableau pas si charmant que ça. Il y a pas mal de misère…

Bref je n’arrive pas à vous dire le bonheur de ce voyage. Par moment, j’ai l’impression de ne rien faire en restant posé aussi longtemps à st Laurent. Pourtant, je ne resterais jamais assé longtemps pour en comprendre toutes les subtilités et y recevoir tous les enseignements que je peux y recevoir. Chaque discution est un livre ouvert qui m’en apprend bien plus sur la Guyane, sur la vie, sur moi-même, qu’avec tout une étagère de bouquins sur le sujet.

“Ouvrir les yeux et les oreilles” Le voyage permet de dégommer pas mal d’oeillères qu’on peut se construirent ou que “les médias”(un bien grand mot je sais) construisent pour nous.